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    April 22

    le marae ARAHURAHU

    Le marae ARAHURAHU

    '' lieu de légende et de mystére''

    Dans la commune de Paea, PK28.5, le marae Arahurahu nous plonge dans le mystère des coutumes ancestrales de la Polynésie. Ce sanctuaire en plein air où jadis des cérémonies religieuses prenaient place a lui aussi sa légende. On dit qu’un guerrier fût incinéré en ces lieux et que le ari’i, chef suprême de la vallée, déposa ses cendres (arahu) dans ce marae d’où son nom. Au cours de votre visite, peut-être croiserez-vous le tupaupau (le fantôme) de ce guerrier.

    Le marae est constitué d’un enclos sacré de forme quadrangulaire dont les murs sont formés de deux parois en pierres ovales et de taille régulière soigneusement alignées. Un amas de cailloux et de terre entre les deux parois donne au sanctuaire son apparence massive. L’intérieur de l’enclos sacré est pavé de pierres plates. L’autel au fond de l’enclos est la partie la plus sacrée et les unu (sculptures en bois) remplacent des pierres dressées qui représentaient les ancêtres.

    Il existe en Polynésie, deux catégories de marae. Les marae nationaux qui appartenaient au chef suprême et où avaient lieu les sacrifices humains et les marae ancestraux construits sur les terres des grandes familles ayant des ancêtres en commun. Restauré en 1954, le Marae Arahurahu représente un marae national et possède presque tous les éléments indispensables aux célébrations d’un culte ancien.

    Le Fare Ia Manaha (Maison des trésors cachés) : Ce fare devait être construit en une seule journée suivant un rituel bien précis. Le corps d’une victime humaine était enterré sous le pilier central pour assurer la stabilité de l’édifice. A l’intérieur se trouvent des tambours cérémoniels qui servaient à rythmer la récitation des généalogies et des prières lors des cérémonies.

     Les unu : Ces sculptures en bois aux formes géométriques représentant des hommes ou des animaux symbolisaient les familles à qui appartenait le marae.

     Le fata : C’est sur cet autel que l’on plaçait les nourritures offertes aux Dieux. La forme conique du pied de l’autel évitait que les offrandes ne soient mangées par les rats.

    Le to’o : Il représente l’image d’un dieu. A l’époque, il s’agissait d’une pièce de bois entourée d’un tressage en fibre de coco orné de bouquet de plumes rouges et jaunes, le tout enveloppé de tapa sacré. Aujourd’hui, le to’o est tout simplement représenté par une tresse en fibre de coco et un bouquet de plumes.

    Le marae Arahurahu a su garder tout son charme et tout le mystère des croyances d’antan.

    Il est, de nos jours, utilisé pour les manifestations folkloriques lors des fêtes du Heiva.

    Voir album photo

    April 20

    La perle noire

    La Nacre et La Perle

    Les perles de Tahiti, sont plus connues sous le nom légendaire de "Perles Noires".

    Elles sont natives des îles des Mers du Sud, et plus précisément des lagons de Polynésie Française.

    Cette huître perlière "Te Ufi" comme la dénommait une légende polynésienne, fut offerte aux humains par le dieu de la paix et de la fertilité "ORO", qui descendait sur terre, chevauchant l'arc-en-ciel.

    On raconte aussi que c'est par amour, pour la belle princesse de l'île de Bora Bora, qu'il lui fit ce présent.

    Plus prosaïquement, elle porte le nom scientifique de Pinctada margaritifera, variété cumingui, dont la coquille fut très recherchée au siècle dernier pour la fabrication de boutons en europe.

    Cette exploitation donnait lieu alors, à des campagnes de pêche annuelles très intenses dans les lagons des îles Tuamotu et Gambier, 2 des 5 archipels composant la Polynésie Française.

    On estimait qu'il fallait ouvrir plus de 15 000 huîtres perlières pour trouver une perle fine.

    La perle noire était alors renommée pour sa valeur, due notamment à sa rareté et à son utilisation pour les parures impériales ou royales, ce qui la fit qualifier de "Perle des Reines" et de "Reine des Perles".

    La plus connue de ces perles fines, étant la fameuse perle noire "Azra", qui constitue le centre d'un collier qui faisait partie des joyaux de la couronne de Russie.

    PERLICULTURE

    En 1961, les premières expérimentations de greffe perlière sont entreprises dans le lagon de Bora Bora.  La récolte des premières perles en 1963 ayant conclu à la faisabilité de la perliculture, plusieurs fermes perlières se sont installées dans les îles de Manihi, Marutea, et Mangareva. 

    Le processus d'élevage de l'huître perlière est long et nécessite énormément de soins, car l'espèce est fragile.

    L’huître perlière à lèvres noires, qui vit fixée sur les coraux des lagons polynésiens, libère à certaines périodes de l'année ses produits sexuels qui sont fécondés en pleine eau. Après une dérive d'un mois, les jeunes huitres se fixent sur les coraux ou meurent enfouies dans le sable.

    Le perliculture, en immergeant dans le lagon des collecteurs artificiels, capte ces jeunes huîtres, puis les élève sur des filets sous-marins, pendant plus de 3 années, durant lesquelles elles feront l'objet de soins attentifs en subissant notamment des nettoyages successifs.

    L’huître perlière adulte, est alors apte à subir la greffe perlière, qui consiste à reproduire grâce à l'intervention de l'homme, le processus naturel de formation d'une perle. La gestation dure environ 2 années, la nature extrêmement délicate de l'huître perlière à lèvres noires, fait que seules 30 perles seront récoltées parmi 100 huîtres perlières greffées, et parmi elles seules une ou deux seront parfaites.  A la récolte, la perle lorsqu'elle a été produite, est extraite délicatement et l'huître est remise dans les eaux du lagon.

    UNE PRODUCTION RECONNUE

    La reconnaissance officielle par le Gemological Institute of America, de l'authenticité de la couleur naturelle de la perle de culture de Tahiti, et l'adoption par la Confédération Internationale de la Bijouterie, Joaillerie et Orfèvrerie (CIBJO), de la désignation commerciale : Perle de culture de Tahiti, a permis à ce joyau d'asseoir véritablement sa réputation internationale.

    QUALITE  DES  PERLES  DE  CULTURE  DE  TAHITI

    Les perles de culture de Tahiti sont constituées par des couches perlières épaisses, comprenant des substances organiques et du carbonate de calcium sous forme d'aragonite.

    Elles se caractérisent par une diversité: de formes, de diamètres, de qualités et de plusieurs nuances de couleurs naturelles, allant du gris clair au noir anthracite .

    En Polynésie Française, la désignation commerciale: Perle de Culture de Tahiti, est exclusivement réservée, aux perles de culture provenant d'une greffe en Polynésie Française de l'huître perlière Pinctada Margaritifera, présentant une couche perlière continue sur au moins 80% de la surface de la perle, et ne faisant pas apparaître soit le nucleus, soit l'emplacement du nucleus.

    Toute autre perle ne répondant pas à ces critères, ne pourra avoir la dénomination: Perle de culture de Tahiti, et sera considérée comme un rebut.  Ce sera le cas, en particulier, des perles de calcite, des perles organiques et des perles dont le nucleus est visible à l'oeil nu en transparence.

    CLASSIFICATION PERLIERE

    Lors de la récolte perlière, le perliculteur effectue un premier tri, en rejetant tous les rebuts, puis procède aux opérations de sélection de sa production en fonction du diamètre, de la forme, et de la qualité des perles.

    Le Diamètre

    Les perles sont classées de millimètre en millimètre entre 8 et 16 mm par calibrage à travers des tamis.

    La Forme

    Au niveau de la production, on définit 3 formes de base et une catégorie particulière:

    • les rondes et semi-rondes

    • les semi-baroques

    • les baroques

    • les cerclées.

    LA QUALITÉ

    Elle s'établit à partir de l'observation des particularités de surface et du lustre de la perle.

    On considère comme particularités de surface, toute altération visible à l’œil nu de la couche perlière, telle que piqûres, rayures, dépôts, rides et excroissances. On définit 4 qualités de base A, B, C, D.

    Qualité A
    Perle de qualité supérieure, ne comportant pas de défauts de surface, ou tout au plus quelques altérations visibles à l’œil nu et localisées sur moins de 10% de sa surface. Elles présentent toutes un très bon lustre.

    Qualité B
    Perle présentant un lustre bon ou moyen avec quelques défauts visibles à l’œil nu et répartis sur moins du tiers de la surface.

    Qualité C
    Perle faisant apparaître plusieurs défauts visibles, répartis, sur plus du tiers et moins des deux tiers de la surface, et présentant un lustre bon ou moyen.

    Qualité D

    Perle présentant beaucoup de défauts très visibles sur plus des deux tiers de sa surface, sans considération de lustre.

    La classification technique des producteurs est fondée uniquement sur le diamètre, la forme et la qualité.

    L’évaluation au niveau du négoce des perles fera intervenir des critères supplémentaires tels que, le goût des consommateurs, la rareté de certaines perles et la destination de ces produits pour la réalisation du bijou.

    Le goût des consommateurs est assez variable en termes notamment de diamètre, formes et couleurs suivant les pays et les tendances.

    Les catégories de perles, les plus rares comme les rondes de gros diamètre, seront bien sûr les plus prisées.

    La destination de ces perles en tant que produit de bijouterie, influe aussi sur leur prix.  En effet du fait de la singularité de chaque perle de Tahiti, il s'avère extrêmement difficile d'appairer des boucles d'oreilles, ou d'assortir un collier, ce qui les rend plus chères.

    UNE INFINIE VARIÉTÉ DE PERLES.  

    Les perles de culture de Tahiti, à cause de toutes ces particularités, se déclinent en une gamme de produits, allant de la perle exceptionnelle de collection au bijou très tendance, de la haute joaillerie à la bijouterie classique, elles s'accommodent ainsi de toutes les audaces créatives.

    Le diamètre assez important de ce gemme, lui confère une visibilité, une présence que ne peuvent fournir les pierres précieuses, ou les autres types de perles.

    Ses formes les plus diverses, lui permettent de s'adapter à tous les styles, du traditionnel au plus avant-gardiste.

    La variété de ses nuances de couleurs, associées au gris et au noir, lui permet de suivre toutes les modes, avec sobriété et élégance.

    Née dans l'écrin nacré des lagons, la perle de culture de Tahiti transmet à la personne qui la porte, tous les mystères de sa propre nature et lui donne, ce charme si particulier, qui provoque l'admiration.

    Unique, car multiple, elle attend tapie au fond des eaux la femme qui lui correspondra un jour.

    Créée par la nature, chérie par les hommes, elle fera alors l'objet de soins de la femme qui la porte, qui devra la protéger des produits acides, et de l'air très sec.

     

    Cliquez sur les photos pour les agrandir

    La légende de la montagne percée de Moorea

    LA LÉGENDE DE LA MONTAGNE PERCÉE DE MOOREA

    Une nuit, Hiro (tricheur) et sa bande de voleurs, venant de Raïatea, arrivèrent à Moorea pour voler le mont Rotui. Ils attachèrent de longues lianes au sommet de la montagne et commencèrent à la tirer. Ils arrivèrent à détacher cette portion de l’île comme en témoigne encore les deux baies.

    Pai, qui se trouvait à Punaauia, fut réveillé par ses parents adoptifs qui venaient de voir cette scène en songe. Pai alors se leva, gravit la colline Tata’a et jeta sa lance sur Moorea. Après avoir traversé la mer, elle perça un grand trou dans un sommet, connu depuis sous le nom de Mou’a puta (la montagne percée). Continuant son chemin comme une météore, la lance arriva dans le sud de Raïatea et se ficha dans le sommet d’une colline restée échancrée depuis. Les coqs de Moorea, réveillés par les vibrations de la lance, se mirent à chanter de tous côtés, ce qui incita les voleurs à s’enfuir au plus vite, craignant le lever du jour.

    Cependant Hiro et sa bande réussirent à arracher, sur les flancs du mont Rotui, une colline en forme de cône qu’ils emmenèrent à Raïatea et qu’ils installèrent non loin du rivage de Opoa.

    Cette colline s’y trouve toujours. Elle est couverte de petits toa, arbres de fer, semblables à ceux du mont Rotui et contrastant étrangement avec la végétation environnante.

    La légende du cocotier

    LA LEGENDE DU COCOTIER

    Ici on dit , que les cocos ne tombent jamais sur les gens qui passent en dessous ?
    — On le dit, mais je n’y crois pas trop. Il n’y a aucune raison pour qu’un objet qui tombe fasse un crochet pour t’éviter !

    Mais les cocos ne sont pas « des objets » ! N’as-tu pas remarqué que sur leur coque, il y a deux yeux et une bouche ?
    Voici le récit de cette légende.

    « Dans le district de Tererauta vivait, il y a bien longtemps, une jeune fille dont la beauté faisait l’orgueil de ses parents. Ses yeux noirs, les lignes harmonieuses de son corps brun, la souplesse de sa taille, et surtout la soie de ses longs cheveux la rendaient la plus jolie fille de nos îles. Quand elle atteignit l’âge de seize ans, son père, qui était le chef du district, résolut de la marier...
    Il se mit à chercher un époux digne de sa fille. Quand le jour des noces arriva, Hina, c’est ainsi qu’elle s’appelait, Hina ne savait encore rien de son promis, sinon qu’il était du district lointain de Teretai.

    Mais quand son père vint la chercher pour lui présenter son époux, elle faillit s’évanouir de terreur, en voyant une immense anguille, au corps gigantesque et à la tête énorme : c’était le prince des anguilles.
    Hina, épouvantée, s’enfuit dans la montagne et atteignit le district d’Aketura. Trouvant un fare, vide, caché sous de grands aito, elle s’y réfugia.
    Or, c’était la maison du dieu Hiro ; et celui-ci, en revenant de la pêche, fut ébloui par la lumière éclatante qui auréolait sa case. C’étaient les cheveux d’Hina, qu’un rayon de soleil avait frôlés et qui brillaient ainsi.

    La jeune fille raconta au dieu sa terrible aventure, et celui-ci accepta de la cacher pendant quelques temps.
    Mais l’anguille, attirée elle aussi par l’éclat des cheveux de la jeune fille, arriva bientôt au voisinage de la case du dieu. D’un coup de sa queue puissante, elle ouvrit dans le récif une large brèche, qu’on appelle aujourd’hui la passe de Tapuerama.
    Le dieu Hiro, alerté, prit un long cheveu d’Hina, y attacha un hameçon de nacre et pêcha la monstrueuse bête. Quand il l’eut tirée sur le rivage, il la coupa en trois morceaux.
    La tête vint tomber aux pieds de la jeune fille et lui dit :
    — Tous les hommes qui me détestent, et toi la première, Hina, un jour, pour me remercier, vous m’embrasserez sur la bouche. Je meurs, mais ma prédiction, elle, est éternelle.
    Hiro, sans perdre de temps, enveloppa la tête avec des feuilles de bananier et tendit le paquet à Hina :
    — Hina, fille de beauté, tu peux retourner chez les tiens, et là-bas, tu détruiras cette tête. Mais tout au long de ta route ne la pose surtout pas à terre, car alors la malédiction de l’anguille se réaliserait.
    Et Hina, accompagnée de suivantes offertes par le dieu Hiro, s’en retourna à Tererauta. Mais la route était longue et le soleil brûlait le chemin. Elles arrivèrent au bord d’une rivière. L’eau était fraîche et claire, et les jeunes décidèrent de s’y baigner.
    Hina, oubliant le conseil du dieu, posa son paquet à terre afin de rejoindre ses compagnes.

    Aussitôt, avec un bruit sourd, la terre s’ouvrit et engloutit la tête de l’anguille morte... Et surgissant de la faille qui se refermait déjà, un arbre apparut et se mit à grandir, grandir démesurément.
    C’était un arbre étrange, tout en tronc, avec une touffe de feuilles au sommet. On aurait dit une immense anguille dressée, la tête vers le soleil.
    Le premier cocotier venait de naître...

    Hina, qui avait désobéi, fut condamnée par les dieux à vivre auprès de la rivière et l’arbre fut tabou. Défense absolue à quiconque de s’en approcher et d’en manger les fruits.
    Quelque temps après, Hina épousa un jeune pêcheur qui vivait à l’embouchure de la rivière. Le couple eut une fille, jolie comme un rayon de soleil sur la rosée du matin. Mais leur bonheur dura peu : quelques mois plus tard, le jeune homme vint à mourir. Hina se remaria avec le frère de son premier époux. Une autre fille leur naquit, belle comme le soleil qui se couche sur la mer. Les deux fillettes grandirent ensemble et s’aimèrent comme deux enfants de même père et de même mère.
    Les années passèrent, mais le nouveau bonheur de la pauvre Hina allait encore lui être enlevé. Un jour, malgré la formelle interdiction, les deux fillettes voulurent goûter aux fruits étranges de l’arbre long et grêle qui poussait près de leur case.
    Hélas ! Les dieux veillaient et les deux coupables furent transformées en nuages et transportées au-dessus de la mer. Les anciens disent que ce sont les deux nuages roses que l’on voit toujours, par beau temps, au-dessus de l’atoll de Hanaa.
    Les jours passèrent encore, et une grande sécheresse vint bientôt détruire toute nourriture et toute eau douce. Seul le cocotier résista au soleil et, malgré la défense des dieux, les hommes recueillirent ses fruits, qui contenaient une eau douce et claire, légèrement sucrée. Ils virent que chaque fruit, de la taille d’un gros melon, était marqué de trois taches sombres disposées comme des yeux et une bouche... et pour boire cette eau, il leur fallut coller leurs lèvres contre ce dessin de bois. Et Hina fit comme les autres, sans se rendre compte que la prophétie venait de s’accomplir..."

    Les deux tresses étaient maintenant terminées, solides cordes noires sur ses épaules. Vahinemoea y piqua un hibiscus au coeur pourpre et me sourit, avec cette gentillesse qui faisait briller ses yeux noirs. Là-bas, des voix lointaines nous appelaient :
    — Hé ! Venez vous baigner avec nous !
    En courant, nous rejoignîmes le groupe bruyant qui descendait vers la mer, par la grande allée bordée de cocotiers pensifs.

    April 18

    la légende de punaauia

    LA LEGENDE DE PUNAAUIA

     

    Il y a très longtemps, vivait dans le district de Hiti, un homme nommé Puna. Hiti était alors le nom de Punaauia.

    Un jour, Puna décida de faire un voyage dans l'île de Raiatea mais il rata le bateau Hotutahi qui devait le ramener à Tahiti. Paniqué, il courut à droite, à gauche, dans tous les sens, ne sachant que faire. Son désir de regagner son île était grand mais il ne pouvait rien.

    - « Pauvre de moi ! que faire ? comment vais je rentrer chez moi ? qui donc pourra me ramener à la maison ? » pensait Puna.

    Pendant ce temps, la tortue du roi de l'île le regardait et l'étudiait dans ses déplacements. Elle constata alors la peine qui gagnait notre homme.

    Elle lui dit

    - « Pourquoi cours-tu ainsi ? Pourquoi es-tu si triste ? »

    Puna répondit:

    - « Je suis malheureux parce que je ne peux rentrer chez moi, à Tahiti je ne sais que faire, j'ai raté le bateau. »

    La tortue poursuivit:

    - « Arrête tes pleurs, je vais te conduire chez toi. Monte donc sur mon dos, nous partons de suite »

    Ils quittèrent tous deux Raiatea et arrivèrent au lieu dit « Teoneuri « ou « Ofai piipii»

    La tortue dit à Puna:

    - « Tu es arrivé chez toi, tu peux descendre » Puna descendit du dos de la tortue et répondit: « je le sais. »

    Savez-vous ce qu'il fit ?

    Il découpa les quatre ailerons de l'animal et dit:

    - « Désormais, tu resteras à Teoneuri »

    - « Pourquoi me fais-tu cela ? répliqua la tortue Je t'ai conduit jusque là, dans ton île, comme tu me l'as demandé. Tant pis ! Cela n'est pas bien grave, mais tu verras ton malheur de tes propres yeux. »

    Cette tortue, comme nous l'avons dit plus haut était une tortue appartenant à la famille royale. Elle possédait un certain pouvoir. Aussi la famille royale de l'île s'en prit à Puna pour le mal qu'il avait commis.

    Inoarii, le roi de Hiti rassembla ses hommes et leur ordonna:

    - «Vous chercherez Puna et vous le tuerez, il apprendra ainsi que l'on ne maltraite ni les hommes ni les enfants du roi. »

    Puna parcourut Hiti de vallée en vallée et arriva sur la crête de la montagne "Teivirairaitaharara". Là vivait Paateve et son épouse, un couple d'éleveurs de porcs.. Puna aperçut une truie qui allaitait ses petits. Mort de soif, il pensa: « Je prendrai de son lait pour apaiser ma soif ». IL s'approcha pour la téter. La femelle, surprise, se leva. Puna perdit l'équilibre, glissa et tomba au pied de la montagne. Il y vit un petit trou d'eau. Celui-ci était si petit qu'on ne pouvait recueillir l'eau qui s'y trouvait. Puna se mit à quatre pattes pour essayer de boire. Alors qu'il se désaltérait arriva un "aito" (nom de l'arbre de fer). Puna leva la tête et dit:

    - « Qui es-tu ? »

    - « Je suis la tortue que tu as maltraitée. »

    - « Ah oui ? »

    - « J'ai été très déçu par ton comportement. J'en ai souffert. Maintenant je me venge pour tout le mal que tu as causé. »

    - « Non, ne fais pas cela ! Aie pitié de moi ! J'ai beaucoup couru et maintenant, je suis épuisé ! »

    Puna fut ligoté des mains et des pieds au moyen d'une corde de mûrier, Celle-ci est connue pour sa robustesse et sa solidité. Voyant qu'il ne pouvait se détacher, il supplia alors le «aito» de le libérer.

    - « Je ne te libérerai pas, toi qui m'a blessé. Je n'ai aucunement compris ton geste...»

    Depuis ce jour, ce lieu prit le nom de Punarau (Puna attaché), car c'est là qu'il fut ligoté. On le porta sur la plage pour y être immolé et sacrifié, il dit alors:

    - « Pourquoi me portes-tu sur la plage ? »

    - « Parce que tu y verras ton mal. »

    - « Ne me fais pas cela. Je m'excuse pour tout le mal que j'ai commis et je voudrais me repentir ! »

    - « Non, non et non ! »

    Il fut immolé et sacrifié. Dès lors, le district de Hiti prit le nom de Punaauia.

    Sa mâchoire fut lancée dans la passe du district.

    Depuis, la passe porte le nom de Taapuna (le menton de Puna).

    Quant à ses yeux, ils furent transpercés de flèches et portés dans la vallée qui porte le nom de Matatia (les yeux percés).

    April 12

    le tour de l'île

     

    Tour de l'île
    Une unique route de ceinture (environ 114 km) dessert d'un côté, la côte est, rocheuse, sauvage et spectaculaire, aux plages de sable noir où déferlent des vagues qui ravissent les surfeurs, et de l'autre, la côte ouest plus sage, aux plages et lagons tranquilles.

    Info: pk désigne le point kilométrique en partant du point zéro qui se trouve à la cathédrale de Papeete.

    La cote Ouest:

    De nombreux arrêts ponctuent ce tour de l'île.

     Punaauia, la plage publique offre une halte reposante et rafraîchissante sur l'une des plus belles plages de tahiti au sable blanc de pk15 à pk18. Pour conclure ce tour de l'île, on visitera avec intérêt le musée de Tahiti et des îles ( à la pointe des pécheurs pk14.5)qui renferme une riche collection de pièces anciennes et des scènes historiques reconstituées. A ne pas oublier le lagonarium de Punaauia à PK 12.

    A Paea, le site aménagé des grottes de Mara'a profondément enfoncées dans les parois montagneuses comporte un petit lac aux eaux glacées.

    Le marae de Arahurahu à pk 22.5(site religieux restauré), où avaient lieu d'importantes cérémonies religieuses, comporte diverses constructions en pierres taillées consacrées aux anciennes divinités.

    Un des spots de surf les plus prisés des jeunes se trouve à l'embouchure de la Taharuu à Papara pk39.

    A pk 50, Vous trouverez le "bain Vaima", c'est une résurgence dans une vasque où l'eau bouillonne en sortant du sol, elle a la vertu de laisser la peau fraiche et douce.

    A Papeari pk 55, le jardin botanique créé par Harrison Smith au début du siècle jouxte le musée Gauguin dans le cadre enchanteur de Motu Ovini. (voir album photos)

    Nous quittons Tahiti nui pou aller sur Tahiti iti. Au terminus de cette route (en effet la route ne fait pas le tour de la presqu'île) nous arrivons au spot mondialement réputé pour le surf "Teahupoo"

    La cote Est:

    La Pointe Vénus pk 10 à Mahina, nom donné par le navigateur James Cook en relation avec sa mission scientifique d'observation de cette étoile (vénus passant devant le disque solaire en 1769), site historique des débarquements des premiers découvreurs et évangélistes européens, et site de l'unique phare de Tahiti. C'est une plage de sable noir où se dresse le phare édifié en 1866. 

    La vallée de Papenoo pk17, un chemin suit le lit de la riviére sur plusieurs kilométres. A l'embouchure se trouve un spot de surf  fréquenté par les écoles de surf.

    A Tiarei pk22.5, le Trou du souffleur "Arahoho" surprend toujours les visiteurs par le souffle et la force des vagues s'engouffrant bruyamment dans les rochers (voir la video). A ne pas manquer sur la route : la visite aux trois cascades de Faarumai dans un décor luxuriant et exotique .(voir album photos)

     

    April 06

    drapeau

    Le drapeau

    Le drapeau de la Polynésie française a été adopté le 23 novembre 1984.Le drapeau polynésien est un rectangle de 1m sur 1,5 mètre, composé de trois bandes respectivement rouge, blanche et rouge, la bande centrale étant deux fois plus large que les deux bandes externes.
    En son centre figure le symbole de la Polynésie française, Sa pièce principale est une piragua, symbole de statut social et bateau indispensable pour la pêche et comme moyen de transport. Les 5 hommes et les 5 vagues représentent les cinq parties de la Polynésie française (les îles du Vent, les îles Sous-le-Vent, l'archipel des Tuamotou, les Australes et les Iles Marquises). Les rayons dorés symbolisent le soleil et les vagues bleues et blanches représentent les richesses du Pacifique.

    Geographie

    Un peu de géographie.

    La Polynésie... mais c'est où?????

    Je me sui rendu compte au fil du temps que peu de personne savait placer la Polynésie française sur une carte. J’ai donc décidé de faire ce petit reportage pour vous faire découvrir la Polynésie et plus particulièrement sa culture, ses traditions, son histoire.

    Commençons par un peu de géographie. La Polynésie Française est située dans l’hémisphère sud, au centre de l’océan Pacifique, et aux antipodes de la France métropolitaine. C’est à Tahiti que la population est la plus dense, mais c’est aussi là que ce trouve la capitale « Papeete »

    La Polynésie Française est situé à 18000km de Paris, 8800 km de Tokyo, 7500 km de Santiago du Chili, 6200 km de Los Angeles et 3900 km d’Auckland.

    La Polynésie s’étend sur une superficie maritime de 5 millions de Km² soit l’équivalent de l’Europe (voir photo en dessous) Elle est composée de cinq archipels, « Les Marquises », « Les Tuamotu », « Les Gambier », « La société » qui ce constitue des « îles sous le vent » et des « îIes du vent » et « Les Australes ». L’ensemble de ces terres comptent un total de 118 îles et atolls, mais ne représente que 3500 km² de terre émergées (soit 0.5 fois la corse).

    La population était estimé en 2004 à 248000 habitants dont prés de 150000 sur Tahiti.

    April 03

    Arrivée

    Le 23 juillet,

    Première nuit dans un fare (maison) provisoire en attendant de recevoir dans une semaine notre logement. La nuit fût courte, de plus ici vous entendez pleins de nouveaux bruits pendants votre sommeil, comme les margouillats (lézard) qui font un bruit de claquement de langue. Le pire c’est le réveil matin, pas celui qui se trouve sur la table de chevet mais ces coqs qui errent dans la nature (dessous vos fenêtres) malheureusement ils chantent 24 h / 24 h.

    Ici le jour se lève très vite et très tôt 6h00, nous allons découvrir les alentours à pieds (pas de voiture avant le début de la semaine prochaine).

    Nous passons l’après-midi au Beachcomber, c’est un magnifique hôtel (bungalows sur pilotis, piscine à fond de sable…..) nous en prenons plein les yeux.

    Voir album photos « Beachcomber Tahiti »

    Présentation

    Nous sommes arrivés sur le Fenua « le territoire », il y a huit mois.

    C’était le 22 juillet 2006, je vais vous faire un petit résumé de cette période.

    De plus, si vous désirez en savoir plus vous pouvez aller voir sur mon blog http://punaauia.skyblog.com que je continuerai en parallèle, mais je pensais vous offrir un peu plus d’interactivités en réalisant celui-ci.

    Revenons au 22 juillet, le jour du grand départ, nous prenons l’avion à Paris pour Papeete via Los -Angeles (20 h de vol et 2 h de transit à L.. A .).

    Pour rejoindre Los Angeles nous survolons l’Angleterre, l’Irlande, le Groenland (moment magique avec ces glaciers et cette immensité de blanc), le Canada, et les USA, nous survolons le Missouri, Las Vegas pour se poser à Los - Angeles.

    Le transit dure presque deux heures dans un couloir pour vérifier, revérifier, contrôler les passeports , enfin tout est en règle et nous pouvons reprendre l’avion direction Papeete, durant ce vol pas grand-chose à voir que l’océan sur 6000 km.

    Nous arrivons sur Papeete le 22/07 à 21h30, après avoir descendu de l’avion, nous traversons la piste dans la nuit noire et chaude. Nous récupérons nos valises, passons la douane, nous sommes tous un peu fatigué mais quel sensation d’être accueillis par les amis au son du yukelele et nous offrant des colliers de fleurs aux parfums enivrants en signe de bienvenu.

    Voir album photos « Arrivée »